JERUSALEM – VIEW OF THE OLD CITY

Programmes à Jérusalem

Contexte

Jérusalem-Est, annexée par Israël en 1967 et reconnue par la communauté internationale comme territoire palestinien occupé, abrite aujourd’hui près de 400 000 résidents palestiniens. Ces communautés vivent une réalité marquée par des disparités structurelles profondes dans l’accès aux droits, aux services publics et à la protection sociale.
Les résidents palestiniens de Jérusalem-Est détiennent en grande majorité un statut de résident permanent, ce qui les place dans une position juridique précaire : leur résidence peut être révoquée, et ils n’ont qu’un accès partiel aux ressources municipales et nationales. À Jérusalem-Est, être résident ou citoyen « arabe-israélien » signifie faire face à des discriminations profondes et à une exposition disproportionnée à la pauvreté et à la violence.

Concrètement :

  • Les résident·e·s de Jérusalem-Est payent des impôts municipaux (comme tous les habitants de Jérusalem), mais reçoivent beaucoup moins de services en retour : les quartiers palestiniens représentent environ 38 % de la population de la ville, mais ne reçoivent qu’entre 10 et 15 % du budget municipal (selon l’ACRI).
  • Les infrastructures publiques (routes, écoles, crèches, centres de santé, réseaux d’eau ou d’égouts) sont très sous-développées dans les quartiers palestiniens.
  • Les résident·e·s ont théoriquement accès aux services nationaux israéliens (santé, sécurité sociale), mais de manière inégale et souvent entravée : procédures administratives complexes, manque de bureaux arabophones, obstacles bureaucratiques, et crainte d’interaction avec les autorités israéliennes.
  • En plus, le statut de résident peut être révoqué à tout moment si la personne “ne prouve plus que Jérusalem est le centre de sa vie” (le cas pour des personnes dont la famille vit en Cisjordanie par exemple)
  • Concernant l’éducation : les enfants palestiniens de Jérusalem-Est bénéficient d’un budget par élève très inférieur à celui de la partie ouest de la ville. Cette discrimination à l’éducation est encore plus marquée depuis le 7 octobre car le ministère de l’Éducation a diminué les fonds de 30 % pour Jérusalem-Est dans le cadre des réductions de la dépense publique.
  • Sur le plan socio-économique, plus de 70 % des familles palestiniennes et environ 80 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Le manque d’infrastructures publiques, l’insuffisance des services éducatifs, médicaux et sociaux, ainsi que la ségrégation spatiale et administrative accentuent la marginalisation des femmes et des jeunes.
  • Les services sociaux municipaux sont sous-dotés, souvent absents dans les quartiers au-delà du mur de séparation, et les ONG locales peinent à compenser ce vide dans un environnement soumis à de fortes restrictions administratives et sécuritaires.

Les programmes en partenariat avec le JRCC

Le Jerusalem Rape Crisis Center (JRCC) créé en 1981, constitue l'acteur principal d'identification et d'accompagnement des femmes victimes de violences sexuelles à Jérusalem. 

Nous avons mis en place deux programmes :

1. La mise en place d'une ligne d'assistance téléphonique et d'accompagnement des victimes (2020-2023)

Le programme a pour objectif d'offrir, dans le cadre des actions du JRCC, une hotline disponible 24/24h à l'attention des femmes de la communauté arabe victimes de violences sexuelles. Lorsqu'une personne appelle la hotline et souhaite être prise en charge, des accompagnements individualisés (psychologiques, juridiques, sociaux) sont mis en place par le JRCC en coordination avec les institutions compétentes.

2. Un programme de sensibilisation communautaire (2022-2025)

Le programme est ancré dans les communautés et vise à former des agents communautaires à offrir une première réponse aux victimes de violences sexuelles et à sensibiliser les enfants et les jeunes dans les structures d'éducation formelle et informelle à la prévention et la protection contre les violences sexuelles. 

 

Nos activités

1) Une ligne téléphonique - Hotline – disponible 24/24H et 7/7j  pour répondre aux victimes de violences sexuelles.

2) Un accompagnement psychologique, juridique et social pour permettre aux victimes de se reconstruire.

4) Des séances de sensibilisation pour les enfants et les jeunes des communautés arabes de Jérusalem

3) Des formations pour les professionnels tels la police, les procureurs, les infirmier·e·s, les professionnels du secteur social sur la prise en charge des victimes de violences sexuelles au sein de la communauté arabe.

5) La formation des agents communautaires à la prise en charge des victimes (écoute active et référencement)

6) L'organisation d'évènements communautaires pour favoriser le dialogue autour des violences sexuelles et sexistes

Jordanie_Banniere

Fondation SURGIR 

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1003 Lausanne Suisse

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